Exclusif : Washington reprend une méthode de contrebande iranienne pour exfiltrer du pétrole hors du Golfe

Depuis début mai, l'armée américaine pilote une vaste opération de transbordement de brut de navire à navire près de la sortie du détroit d'Ormuz, dans le golfe d'Oman. L'opération aurait mobilisé au moins 92 navires, pour un volume estimé à 90 millions de barils. Selon les informations disponibles, le dispositif s'appuie sur des drones, des hélicoptères et des routes maritimes discrètes. Les transferts seraient réalisés au large de Fujaïrah (Émirats arabes unis) et de Sohar (Oman), en évitant les zones d'interdiction de navigation définies par l'Iran. La chute d'un hélicoptère Apache américain le 9 juin a mis en lumière le niveau de risque de cette logistique. Si cette voie alternative a contribué à atténuer les craintes de rupture d'approvisionnement, elle reste atypique et dangereuse. Le marché y voit une hausse marquée de la prime de risque géopolitique, facteur de soutien direct aux prix du brut, sur le comptant comme sur les contrats à terme.